VENDREDI

Ce matin, en allant chercher le pain à la grange, nous nous inscrivons pour la dégustation de foie gras ce soir à 19 h 30.
Il s’agit de foie gras frais cuisiné en terrine par Yonnie et servi sur un plateau avec un verre de monbazillac et des toasts tièdes.

Nous apprenons également en consultant le panneau d’activités qu’à l’occasion de l’anniversaire de Francis,
quelques campeurs donneront un petit récital de musique et chansons à 21 heures dans la grange.

Aujourd’hui, nous allons faire le circuit des bastides, proposé au vidéorama.

Après avoir traversé Le Bugue, nous arrivons à Limeuil.

C’est là que la Vézère se jette dans la Dordogne.

Ce bourg est réputé pour ses artisans d’art : Souffleur de verre, potier, artisan du cuir.

Nous montons jusqu’au château qui domine le village.

Nous reprenons la route, traversons Le Buisson de Cadouin, Belvès
et nous arrivons à Monpazier.

 

Monpazier

C'est la plus belle bastide que l’on puisse visiter dans le Sud-Ouest.

Les bastides étaient des villes fortifiées construites pendant la guerre de 100 ans.
Certaines étaient françaises, d’autres anglaises.

Le plan d’une bastide classique est très géométrique.
La ville s’articule autour d’une place centrale, bordée de maisons sur arcades.
Les rues en partent perpendiculairement et communiquent avec l’extérieur de la Bastide
par des portes fortifiées percées dans la muraille qui ceinture la cité.

Le château de Biron (baronnie sud) est situé à quelques kilomètres de Monpazier,
en limite du département de Dordogne et domine la plaine du Lot et Garonne
qui s’étend au sud.

Le château de Biron a été racheté par le conseil général de Dordogne.

Il présente, chaque été, une exposition d’art.

Nous remontons sur Cadouin pour visiter l’abbaye.


Le cloître de l’abbaye, de style gothique flamboyant, est absolument superbe.

Il renferme un petit musée consacré à un linge sacré qui a fait pendant longtemps
l’objet d’un pèlerinage, ce linge étant présenté comme le Saint Suaire.
Une analyse du tissus en a daté l’origine au Moyen Âge, ce qui a mis fin à la légende.

A noter, le clocher de l’abbaye recouvert en tuiles de châtaigner.

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet par le petit village d’Urval

qui possède une église fortifiée d’un dépouillement absolu et un four banal.

Ce four banal

(qui était la propriété du seigneur mais au service de tous les habitants,
moyennant le paiement d'un droit.)

servait à cuire le pain des villageois.

 

De retour à Laulurie,
nous avons juste le temps d’un bain réparateur dans la piscine
avant la dégustation de foie gras.


Nous profitons du beau temps toujours présent et nous installons à une table dans la cour, à l’ombre d’un parasol.

Le foie gras est préparé par Yonnie et cuisiné en terrine.
Nous l’accompagnons d’un verre de monbazillac,
ce vin moelleux de la région de Bergerac
qui a retrouvé ses lettres de noblesse depuis quelques décennies.

 

Après être rentrés à la maisonnette pour terminer le repas avec une petite salade verte et un cabécou,
nous nous habillons pour assister à la soirée musicale donnée à l’occasion de l’anniversaire de Francis.
La grange est comble et les musiciens (tous fidèles habitués de Laulurie) se sont regroupés dans la partie haute.
Nous avons droit d’abord à un petit morceau de flûte ancienne jouée par Jaap, un Hollandais,
ensuite, un trio à cordes, composé de deux violons et d’un violoncelle (la maman et ses deux filles) nous régale d’un mini récital.
Puis la chorale improvisée, constituée de vacanciers qui ont répété pendant la semaine, interprète quelques chansons
avec pour clou final, une chanson détournée par Tim qui met en scène Laulurie.

A la fin de ce récital, Francis, très ému, remercie les musiciens de leur prestation et les vacanciers de leur présence.

 

Il s'agissait de notre dernière soirée à Laulurie, l'apothéose de notre séjour.

La semaine (beaucoup trop courte) a été particulièrement bien remplie.


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